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December 15, 2012 / edwardonbebop

“Tout ira bien pour toi.” “Ça fait tellement de bien d’entendre ce genre de paroles si tu savais.”

J’ai lu sur ma timeline Twitter la réponse suivante, faite à des paroles d’encouragement:

“Ça fait tellement de bien d’entendre ce genre de paroles si tu savais”.

La phrase m’a interpellée. Moi je n’aurais pas su répondre. Ou plutôt si, ma réponse aurait été: “Non, je ne sais pas.”

Au risque d’exagérer, j’ai l’impression qu’autant que je puisse me souvenir, je n’ai jamais vraiment entendu ce genre de paroles de soutien, de réconfort pendant mes jeunes années d’enfant, d’adolescent puis de jeune adulte. Cette réflexion m’a rendu un peu triste.

Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que je n’ai jamais été vraiment soutenu. Après tout mes parents m’ont procuré un foyer, un toit, une scolarité. C’est une base.

Oui, mais jamais un “c’est difficile, mais tu vas y arriver” pendant mes moments d’égarement durant ma scolarité (du collège jusqu’à la fac). Pas dans mes souvenirs en tout cas. J’ai donc suivi mon instinct pour faire mes choix, j’ai essayé de ne pas trop laisser les obstacles m’arrêter. Le résultat est plus au moins convaincant, mais je pense ne pas trop mal m’en sortir.

Jamais non plus “la tristesse ne durera pas toujours, ça va passer”. J’ai appris par l’expérience et dans une cetaine forme de solitude que le temps guérit les peines. Il y a peut-être d’autres choses qui peuvent aider. Moi je ne connais que cette solution.

Le soutien que j’ai pu trouver tout au long de ma vie l’a été surtout auprès de mes amis, toujours présents quand j’en avais le plus besoin. Ceci explique pourquoi j’accorde une valeur importante (trop ?) à l’amitié d’une façon générale.

Quelles sont les conséquences de ce manque (ce que je ressens comme un manque de mon côté) ?

Dans un premier temps (surtout pendant ma scolarité, et après ma première rupture), je dirais que cette espèce de solitude, doublé de mon caractère plutôt introverti, fait que je n’ai jamais trop compté sur les autres pour me pousser, pour m’aider à me dépasser. Je trouvais moi même la motivation, l’étincelle de courage qui allait m’aider à traverser les épreuves. Ce n’est pas facile. Cela demande beaucoup d’énergie.

Une autre conséquence de ce fonctionnement est que les baisses de moral sont souvent assez marquées. Remonter la pente est fastidieux et parfois long. Ces derniers mois m’ont fourni plein d’exemples. Mais comme j’en ai l’habitude, je m’accroche et j’avance. Toujours avancer, refuser le sur-place, quitte à risquer de se tromper, tant pis. L’immobilisme n’apporte rien.

Même si je ne suis pas parent, j’aurais bien envie de conseiller à toutes les mamans et les papas de ne jamais oublier de glisser un petit “Comment ça va ?” ou “Tu vas y arriver, accroche-toi !” à leur enfant. De même, si vous avez des amis qui pourraient traverser une période difficile, ne vous dites pas que parce que vous ne distinguez auncu signe, cela signifie que tout va bien. N’hésitez pas à vous montrer présent pour éventuellement donner un petit mot d’encouragement de temps en temps.

Tout ceci me fait comprendre pourquoi une certaine chanson qui fait partie d’un de mes films préférés m’avait tant touchée. Le film, c’est “The Crow”. La chanson peut-être écoutée ici (It Won’t Rain All The Time).

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