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February 3, 2013 / edwardonbebop

Mon âme meurtrie

Je m’ennuie. Ou plutôt je m’ennuyais. J’ai l’esprit bien occupé maintenant. Je ne sais pas ce qui a changé.

Je me suis demandé ce que je voulais faire. J’avais le choix: jouer, dessiner, regarder un film, lire une BD ou un comics.

L’option qui me paraissait la mieux était encore la dernière. Pourquoi ? La réponse ne m’est pas venue tout de suite. Il m’est venu un personnage en tête: Hulk / Bruce Banner. Je commence volontairement par la “créature”.

Hulk m’insipire force, violence, liberté, colère. Oui, la colère, la rage. C’est quelque chose qui me parle.

Je recherche une musique qui soit en adéquation avec cet état d’esprit. J’ai écouté pas mal de musique de Street Fighter IV ces derniers jours. C’est la première idée qui me vient en tête à ce moment-là. OK, je prends. Je ne vais pas m’étendre sur la qualité ou la non-qualité de celle-ci, ce n’est pas le sujet.

Le truc c’est que quelque part, ça me parle aussi.

Force, violence, confrontation. Je vois quelqu’un qui fait face, mais aussi quelqu’un en colère. Une colère noire, profonde. Je ne sais pas si je fais face (à quoi, à qui ?), mais la colère est là.

Quand Bruce Banner laisse sa colère s’exprimer, il devient Hulk. Quand j’étais plus jeune, enfant, je me mettais en colère pour un rien. J’avais besoin d’exprimer quelque chose, je n’avais pas d’autres moyens à ma disposition je crois bien.

J’ai appris à enfermer la colère, la baîllonner complètement. Le problème c’est qu’en faisant ça, j’ai aussi fait taire toutes (ou au moins la plupart) les autres émotions que l’on peu ressentir. La tristesse notemment.

Tristesse et colère. Pourquoi ? Pourquoi déjà à l’enfance ? Pourquoi tout ce qui me ramène à l’enfance me rend triste ? Pourquoi est-ce que la colère est encore présente aussi ? Pourquoi ce blocage ? Pourquoi je n’arrive pas à pousser la réflexion plus loin ?

Bon, reprenons depuis le début. Soyons bête. J’ai le droit, je fais ce que je veux, c’est mon blog.

Hulk, colère, casser, pas content, rage, cri. Street Fighter, Ken, uppercut, Guile, combat. Alors si j’étais l’un d’eux, je ferais quoi ? Je casserai tout. Tout casser. Il faut tout casser pour tout recommencer. Non pas tout. le passé. Juste le passé. Les choses ne sont pas à leur place. Il y a quelque chose qui me chiffonne.

Opposition. Je dois faire face à quoi ? Qui ? Je ne sais pas. Je me sens seul. C’est moi et le reste du monde autour de moi. La colère, la confrontation c’est le moyen que j’avais sûrement choisi pour montrer au reste du monde que j’existe. Je suis là ! Je suis perdu, je ne sais pas comment m’exprimer. Je ne sais pas comment montrer aux autres que j’existe. J’existe et j’ai des choses à dire. Je ne sais pas les dire.

Tristesse. Je n’ai pas non plus été si malheureux que ça dans ma jeunesse, si ? Je ne sais pas. Plutôt solitaire. Mes parents. J’ai plein de problèmes avec mes parents, mais ce n’est pas ça il y a autre chose.

Je laisse la musique me guider..

Non, encore bloqué, je n’y arrive pas.

La tristesse, c’est tout ce qui ressort…

Bon, on se met en colère pour quoi ? Parce qu’on a ressenti une contrariété, réelle ou simplement ressentie. On ne s’énerve pas sans raison. Mince ! Rien que d’avoir écrit ça, ça m’énerve ! La violence peut s’expliquer parce que l’on s’est senti agressé, c’est plutôt une défense qu’une attaque je pense. Là aussi l’agression peut être réelle ou ressentie.

À part des larmes, je ne produis rien. Je n’ai plus de questions à me poser. Je n’ai pas de réponses non plus. Fuck !

Pourquoi la violence ressort encore maintenant ? Elle a été emmagasinée. Elle n’a pas pu être réellement exprimée au moment où elle aurait dû l’être. J’ai des défouloirs, le sport. Je cours et je fais du vélo. Ça me permet d’évacuer du stress. Mais ce n’est pas suffisant. Je ressens le besoin de me confronter ou simplement de taper sur quelque chose. L’image d’un punching ball me vient à l’esprit.

Je me vois taper dans un sac. Sans cesse, jusqu’à l’épuisement. Jusqu’à ce que mon corps me fasse mal. Pourquoi vouloir avoir mal ? C’est quoi l’intérêt. Il faut être stupide pour vouloir se faire du mal, non ? À moins que ce ne soit la seule façon d’exprimer quelque chose.

Là je me fais violence pour ne pas taper dans le mur ou sur ce fichu ordinateur. Je trouve un coussin. Je tape et je pleure.

La plaie est là. Elle est ouverte. Ou réouverte. Elle saigne. Une plaie béante dont laquelle s’échappe un mélange de … De quoi d’abord ? Pas simplement du sang.

L’image de la plaie semble bonne. C’est une ouverture l’intérieur, vers l’extérieur ou l’inverse. Une plaie béante peut-être causée par un surplus accumulé et qui ne peut plus être contenu. Elle peut aussi provenir d’une interaction avec l’extérieur. Un corps étranger qui vient rompre un rampart contre les agressions extérieures.

J’ai froid et j’ai faim. Je suis fatigué aussi. Ça m’épuise.

La violence, une plaie. Est-ce que je cherche quelque chose de ce côté-là ? Un piercing par exemple. J’en porte un. Je le voulais. Dans une démarche d’affirmation et peut-être aussi de mutilation dans un certain sens. Serait-ce une tendance un peu masochiste qui se serait exprimée de cette façon ?

Je n’avance vraiment plus. Je ne sais pas. J’abandonne et je passe à autre chose ? Oui, je laisse tomber pour le moment…

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