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March 17, 2013 / edwardonbebop

Dans mon monde il y a…

Ceci est une présentation du monde dans lequel je vis. Ou plutôt la façon dont je perçois ce monde dans lequel je vis.

Dans mon monde il y a…

Tristesse. Celle-ci est parfois discrète, parfois non. Parfois je sais d’où elle me vient, parfois non. Pour autant que je m’en souvienne, elle a presque toujours été là à mes côtés. Je la ressens mais je ne la comprends pas toujours. Pas souvent même. Pafois bien sûr, c’est moi qui l’inflige aux autres. Je fais des erreurs aussi, et je regrette la peine que je peux infliger aux autres.

Violence. Elle est ressentie plus qu’elle n’est donnée. Même si dans des accès de colère, il m’est arrivé de me bagarrer dans les cours de récréation, je n’ai jamais vraiment voulu blesser. Je ne me suis jamais battu pour de vrai. Même dans les paroles ou les actes, j’ai toujours essayé de causer le moins de mal possible (avec plus ou moins de succès). La “violence” que j’ai engendré vient plutôt de sentiments que je ne savais pas exprimer plutôt que d’une envie de faire du mal. En revanche, je perçois le monde autour de moi comme violent. Le monde du travail, les relations entre certains pays, les jugements, les crimes, le manque d’amour entre les gens. Ce sont des choses que je n’arrive pas à comprendre ou à accepter, elles me semblent donc violentes.

Sexe. Omniprésent. Un grand mystère pour moi. Quelque chose de vécu trop tôt. Quelque chose d’intriguant. Tabou aussi. Il n’y a rien de mal dans l’évocation de la sexualité, mais personne ne m’en avait jamais parlé au moment où ou j’ai été confronté à mes premières expériences dont je n’ai jamais parlé à personne. Je ne savais pas trop comment faire. J’ai commencé à en avoir honte. Finalement le ressenti initial se rapproche plutôt d’une forme de violence. Ce que l’on ne comprend pas, ce qui nous dépasse peut être ressenti comme tel. Le sexe pour exprimer son amour, le sexe pour le réconfort, le sexe pour se rapprocher, le sexe pour créer la vie. Je le vis comme une interrogation permanente. Bien ? Mal ? Pourquoi je n’aime pas mon corps? Pourquoi j’ai des fantasmes parfois étranges ? Pourquoi ai-je l’impression d’être un esclave de ma sexualité ? Pourquoi j’aime ça tout en en étant dégoûté ? Pourquoi ai-je l’impression de ne pas vivre ma sexualité pleinement ? Pourquoi ai-je l’impression d’y accorder trop d’importance ?

Colère. Je suis un peu comme Bruce Banner: “toujours en colère”. Un peu moins souvent ces derniers temps, mais elle aussi remonte à mon enfance. Tout comme la tristesse, la colère est toujours un peu présente. Un trop plein de quelque chose. L’impossibilité d’exprimer quelque chose. Le besoin de montrer à son entourage que l’on existe. Elle n’est pas forcément dirigée contre quelqu’un, mais elle existe bel et bien.

Haine. Je n’en ai presque pas. Un peu envers moi-même parfois. La seule autre exception notable est une certaine personne qui faisait partie de l’entourage de mes parents. Mais ça c’était avant. Cette haine est viscérale et incontrôlable. Et bizarrement elle me ramène à chacun des aspects évoqués plus tôt. Je ne sais pas pourquoi. Ce sentiment me fait peur, mais j’essaie de m’y confronter parfois pour tenter de le comprendre et de le gérer, de vivre avec.

Erreurs. Je fais des erreurs. Bien souvent je m’en rends compte trop tard. Les erreurs des autres quand elles me font du mal, j’arrive à les pardonner facilement. Celles que je ne sais pas trop pardonner, ce sont les miennes…

Compassion. La tristesse des autres me touche. Je souffre parfois avec eux. Je ne peux pas m’en empêcher, je prends peut-être les choses trop à cœur. Peut-être est-ce que j’essaie de combler par la compassion un certain manque d’écoute, de présence ou d’attention que j’aurais aimé avoir quand les choses allaient mal pour moi, mais je ne me retrouvais toujours seul ?

Amour. Il a des formes diverses, il est parfois incompréhensible. L’amour d’une mère qui a fait tout ce qu’elle pouvait. L’amour dont on a besoin enfant et qui n’est pas toujours reçu ou pas perçu. L’amour des amis, de sa compagne, de sa famille. Un besoin qui parfois est tellement pressant, tellement grand qu’il ne peut-être comblé.

Pardon. Je ne suis pas rancunier. Je pardonne assez facilement. J’espère que les autres sauront en faire de même vis-à-vis de moi. Mais pourquoi est-il aussi difficile de se pardonner à soi-même ?

L’imaginaire. Comme refuge. Comme un endroit accessible qu’à moi, dont je ne montre que ce que je veux. C’est mon terrain d’exploration. C’est là que je peux tout exprimer pour peu que je n’oublie pas de le cultiver.

Ces sentiments, ces aspects se mélangent d’une façon assez indissociable pour former ma personalité d’aujourd’hui. J’esssaie de faire la part des choses, de séparer un peu tout ceci pour mieux me comprendre et mieux me connaître. Je n’y arrive pas encore très bien, mais j’y travaille.

Cependant je crois que dans ces quelques idées, il y a la majeure partie de ce que je suis, l’explication ou la justification de mes actes, l’orientation de mes réflexions.

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